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Les aliments “interdits” pour maigrir existent-ils vraiment ?

  • chertempsemilie
  • 20 mai
  • 2 min de lecture

Et si le problème n’était pas l’aliment… mais l’interdiction elle-même ?


“Je ne devrais plus manger de pain.”“

Le chocolat, c’est interdit.”“

Les pâtes font grossir.”“

Le sucre est mon ennemi.”

Quand on veut perdre du poids, beaucoup de personnes commencent par établir une liste d’aliments “autorisés” et d’autres “interdits”.

Au début, cela peut donner une impression de contrôle. Mais bien souvent, cette restriction finit par prendre énormément de place mentalement.

Et plus un aliment devient interdit…plus il devient attirant.


Pourquoi les aliments interdits deviennent des obsessions ?


Avez-vous déjà remarqué ceci ?

Quand un aliment est “interdit”, on pense souvent à lui beaucoup plus souvent :


  • “Je ne dois pas en manger.”

  • “Juste un petit morceau.”

  • “J’ai craqué…”

  • “Tant pis, demain je recommence.”


Ce fonctionnement n’est pas un manque de volonté.

Le cerveau réagit naturellement à la restriction. Lorsqu’il perçoit un interdit ou une privation, l’attention portée à l’aliment augmente.

Résultat :

  • frustrations

  • envies intenses

  • compulsions

  • culpabilité

  • sensation de perte de contrôle

Et le cercle recommence.


Aucun aliment, à lui seul, ne fait “grossir”

Ce qui influence le poids est beaucoup plus complexe :

  • habitudes globales

  • relation à l’alimentation

  • stress

  • sommeil

  • émotions

  • activité physique

  • histoire des régimes

  • génétique

  • fonctionnement hormonal


Manger un aliment plaisir

ne “ruine” pas une alimentation.

Le problème vient souvent davantage :

  • des restrictions extrêmes

  • des compensations

  • du rapport conflictuel à la nourriture

que de l’aliment lui-même.

Plus on se prive… plus la faim et les envies augmentent

Quand le corps sent qu’il manque de nourriture ou qu’il vit dans le contrôle permanent, il peut réagir en augmentant :

  • la faim

  • les pensées alimentaires

  • l’attirance pour les aliments énergétiques


C’est un mécanisme de protection normal.

Le corps ne comprend pas les “régimes d’été” ou les interdictions Instagram.

Il cherche simplement à assurer sa sécurité énergétique.

L’alimentation intuitive : sortir du fonctionnement “tout ou rien”

L’alimentation intuitive ne consiste pas à manger sans limite ni conscience.


Elle propose plutôt de :

🌸 arrêter de classer les aliments en “bons” ou “mauvais”

🌸 retrouver de la flexibilité

🌸 écouter la faim et le rassasiement

🌸 remettre du plaisir dans l’alimentation

🌸 diminuer la culpabilité

Quand un aliment n’est plus interdit, il devient souvent… moins obsessionnel.

“Mais si je m’autorise tout, je vais perdre le contrôle…”

C’est une peur très fréquente.

Et honnêtement, c’est souvent normal après des années de régimes.

Au début, certains aliments peuvent prendre beaucoup de place parce qu’ils ont été interdits longtemps.

Mais progressivement, lorsque le corps comprend qu’il n’y a plus de privation permanente, les comportements alimentaires deviennent souvent plus stables et plus apaisés.

Et si manger devait redevenir simple ?

Le problème n’est peut-être pas le morceau de chocolat.

Le problème est parfois cette lutte mentale constante autour de l’alimentation.

Compter. Contrôler. Résister. Culpabiliser.


Et si prendre soin de soi commençait plutôt par :

🌿 écouter son corps

🌿 respecter sa faim

🌿 manger avec plus de sérénité

🌿 sortir enfin du cycle restriction → frustration → culpabilité

Parce qu’au fond, aucun aliment ne mérite autant de pouvoir sur notre bien-être.



 
 
 

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Emilie CHERTEMPS EVRARD
Diététicienne nutritionniste
Spécialisée en alimentation Intuitive et Comportementale
 

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