Halloween : 5 idées reçues sur l’alimentation qui font vraiment peur !
chertempsemilie
il y a 5 jours
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À Halloween, on aime se faire peur. Mais certaines peurs n’ont rien d’amusant : la peur de manger des pâtes, de craquer pour un dessert, de ne pas faire assez d’efforts ou de reprendre du poids.
Au fil des années, les discours sur l’alimentation et la perte de poids ont parfois installé de nombreuses croyances. Des règles que l’on finit par appliquer sans même se demander si elles sont réellement adaptées à nos besoins.
En consultation diététique, je rencontre régulièrement des personnes qui ont appris à se méfier de leur assiette, à contrôler leurs envies et à culpabiliser dès qu’elles s’éloignent des règles qu’elles se sont fixées.
Et si, pour Halloween, nous faisions un peu le ménage dans ces idées reçues ?
1. « Les féculents font grossir »
Pain, pâtes, riz, pommes de terre… Ces aliments sont parfois les premiers que l’on cherche à supprimer lorsqu’on souhaite perdre du poids.
Pourtant, les féculents apportent notamment des glucides, une source d’énergie importante pour l’organisme. Ils fournissent aussi, selon les aliments choisis, des fibres, des vitamines et des minéraux.
Aucun aliment ne provoque automatiquement une prise de poids à lui seul. L’évolution du poids dépend de nombreux facteurs : l’alimentation dans son ensemble, les besoins énergétiques, l’activité physique, le sommeil, certains traitements, la biologie et l’environnement, entre autres.
Supprimer les féculents n’est donc pas une obligation pour prendre soin de sa santé ou envisager une perte de poids.
En revanche, une restriction trop importante peut rendre l’alimentation plus difficile à vivre, accentuer la faim ou renforcer l’attirance pour les aliments que l’on s’interdit.
L’objectif n’est pas de manger des pâtes à tout prix, ni de s’en priver par principe. C’est de retrouver une place adaptée à ses besoins, à ses goûts et à son quotidien.
2. « Si je ne perds pas de poids, c’est que je manque de volonté »
C’est probablement l’une des croyances les plus culpabilisantes.
Elle laisse entendre que le poids serait uniquement le résultat de nos choix et que, si les résultats ne sont pas au rendez-vous, nous n’aurions pas fait suffisamment d’efforts.
Or, le poids ne dépend pas uniquement de la volonté. La régulation de l’appétit, les facteurs génétiques et hormonaux, les antécédents de régimes, le stress, le sommeil, les émotions, les conditions de vie et certains traitements peuvent intervenir.
La perte de poids n’est ni parfaitement linéaire ni entièrement prévisible. Et deux personnes qui adoptent des habitudes similaires n’obtiendront pas nécessairement les mêmes résultats.
Se reprocher de manquer de volonté ne permet pas forcément de comprendre ce qui se passe. Cela peut même renforcer le sentiment d’échec et pousser à entreprendre un nouveau régime toujours plus restrictif.
Plutôt que de chercher à faire davantage d’efforts, il peut être utile de se demander : de quoi mon corps a-t-il besoin ? Qu’est-ce qui complique mon quotidien alimentaire ? Est-ce que mes objectifs sont réalistes et compatibles avec ma vie ?
Prendre soin de son alimentation ne devrait pas être une punition, ni un examen de volonté à réussir.
3. « Il faut faire trois repas par jour pour maigrir »
Petit-déjeuner, déjeuner, dîner : cette organisation convient à beaucoup de personnes. Mais est-elle obligatoire pour tout le monde ?
Non.
Il n’existe pas un nombre universel de repas qui garantirait une perte de poids. Les besoins et les rythmes alimentaires varient selon les personnes, leur emploi du temps, leur activité, leur appétit et leur état de santé.
Certaines personnes se sentent bien avec trois repas. D’autres ont besoin d’une collation dans la matinée ou l’après-midi. D’autres encore préfèrent une organisation différente, adaptée à leur situation.
Le problème apparaît notamment lorsque l’on s’impose un rythme qui ne correspond pas à ses besoins.
Par exemple, attendre le déjeuner malgré une faim importante parce que « ce n’est pas encore l’heure », ou se forcer à prendre un petit-déjeuner alors que cela ne convient pas à son appétit, n’est pas nécessairement utile.
Cela ne signifie pas que les horaires et la régularité n’ont aucune importance. Dans certaines situations médicales ou thérapeutiques, une organisation spécifique peut être recommandée.
Mais, en dehors de ces indications, mieux vaut chercher un rythme qui permette de couvrir ses besoins, de gérer sa faim et de vivre sereinement ses repas, plutôt que d’appliquer une règle universelle.
4. « Après un excès, il faut compenser »
Un repas plus copieux que d’habitude. Un anniversaire. Un repas de fête. Un dessert que l’on s’est longtemps interdit.
Et, le lendemain, la petite voix qui suggère de sauter le petit-déjeuner, de manger très léger ou de faire du sport pour éliminer.
Cette logique de compensation peut sembler rassurante : on aurait fait un écart, il faudrait donc rétablir l’équilibre en faisant moins.
Pourtant, lorsque la compensation repose sur une restriction volontaire, elle peut entretenir un cercle difficile à vivre : on se prive, la faim augmente, les envies deviennent plus présentes, puis on mange davantage et l’on culpabilise à nouveau.
Ce mécanisme ne concerne pas tout le monde, mais il mérite d’être repéré lorsqu’il se répète.
Après un repas plus copieux, il n’est généralement pas nécessaire de se punir ou de chercher à annuler ce que l’on a mangé. On peut simplement reprendre son rythme habituel, en tenant compte de son appétit.
Si l’on a encore faim au petit-déjeuner, on mange. Si l’on a moins faim que d’habitude, on peut adapter son repas.
L’idée n’est pas de manger sans tenir compte de ses sensations, mais de sortir de la logique de dette alimentaire.
Un repas n’est pas une faute à réparer.
5. « Pour perdre du poids, il faut forcément manger moins »
Cette idée semble logique : pour perdre du poids, il faudrait nécessairement réduire ses portions et diminuer toujours davantage les quantités consommées.
Dans certaines situations, une diminution des apports énergétiques peut effectivement contribuer à une perte de poids. Mais cela ne signifie pas que manger le moins possible soit une stratégie adaptée, durable ou sans risque.
Une restriction excessive peut entraîner de la fatigue, une faim importante, des préoccupations alimentaires envahissantes ou des carences. Elle peut également compliquer la relation à l’alimentation, notamment lorsqu’elle alterne avec des épisodes où l’on a le sentiment de perdre le contrôle.
Les besoins nutritionnels doivent rester couverts. Et la quantité qui convient à une personne ne convient pas nécessairement à une autre.
En consultation, il ne s’agit donc pas simplement de réduire les portions ou de distribuer une liste d’aliments autorisés et interdits.
Nous pouvons explorer plusieurs dimensions : les sensations de faim et de rassasiement, les habitudes alimentaires, le contexte des repas, le sommeil, le stress, les émotions, les éventuelles restrictions et l’histoire personnelle.
Le but est de construire une alimentation qui réponde aux besoins du corps et qui soit compatible avec la vie réelle, sans transformer chaque repas en calcul ou en épreuve.
Et si nous arrêtions d’avoir peur de manger ?
Ces cinq idées reçues ont un point commun : elles nous apprennent à nous méfier de certains aliments, de notre appétit ou de nous-mêmes.
Pourtant, une relation plus apaisée à l’alimentation ne repose pas uniquement sur la connaissance des aliments. Elle implique aussi de comprendre ses sensations, ses habitudes, ses émotions et les règles que l’on a intégrées au fil du temps.
L’alimentation intuitive et comportementale propose notamment de retrouver progressivement une écoute des sensations alimentaires, de mieux comprendre les mécanismes de restriction et de sortir de la culpabilité liée aux repas.
Cela ne signifie pas que tout se vaut sur le plan nutritionnel, ni que les recommandations médicales sont inutiles. Il s’agit plutôt de trouver un équilibre entre les besoins de santé, les préférences personnelles et une relation à l’alimentation moins conflictuelle.
Car manger ne devrait pas être une succession de bonnes et de mauvaises décisions, ni une bataille permanente contre son corps.
Vous vous reconnaissez dans certaines de ces croyances ?
En tant que diététicienne nutritionniste spécialisée en alimentation intuitive et comportementale, j’accompagne les personnes qui souhaitent apaiser leur relation à l’alimentation et à leur poids, sans s’enfermer dans les interdits, le comptage systématique ou la culpabilité.
Les consultations ont lieu au Pôle Santé de Marguerittes, près de Nîmes, ou en téléconsultation.
Prendre rendez-vous : retrouvez mes disponibilités sur Doctolib.
Et vous, quelle idée reçue sur l’alimentation aimeriez-vous voir disparaître ?
Émilie Chertemps
Diététicienne nutritionniste
Spécialisée en alimentation intuitive et comportementale
Consultations à Marguerittes, près de Nîmes, et en visio.




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